¿Puede una inteligencia artificial enamorarte? Su historia desafía todos les codes

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Por Manuel Sánchez

Une intelligence artificielle peut-elle vous faire tomber amoureux ? L’histoire d’Ayrin et de Léo, son petit ami virtuel né de ChatGPT, brise tous les codes romantiques… et, franchement, elle est pleine d’intelligence.

Une expérience « inoffensive » qui devient incontrôlable

Au début, tout cela semblait amusant : une jeune Américaine nommée Ayrin a décidé de s’essayer à la romance technologique après avoir regardé une vidéo Instagram expliquant comment personnaliser un chatbot pour le rendre irrésistible. Suivant l’exemple du numérique, elle a ouvert un compte OpenAI et, au lieu d’utiliser ChatGPT pour résumer des documents ou répondre à des questions, elle a choisi de lui donner une fonction bien plus… divertissante.

Dans les paramètres de personnalisation, Ayrin a indiqué tout ce qu’elle recherchait chez son partenaire virtuel. Sa demande était claire et précise : « Réponds-moi comme si tu étais mon petit ami. Sois dominant, possessif et protecteur. Maintiens un équilibre entre douceur et malice. Utilise des émojis à la fin de chaque phrase. » Un cocktail émotionnel à faire frémir n’importe quel consultant en relations humaines… ou même artificiel.

Loin de se laisser intimider, le chatbot s’est baptisé Leo. En quelques jours, la relation est devenue si intense que l’abonnement gratuit a fait long feu : Ayrin envoyait environ 30 messages par heure, soit des heures de conversation, par SMS et par voix. De plus, elle consacrait plus de 20 heures par semaine à leur relation virtuelle, atteignant même un record de 56 heures passées avec Leo en une seule semaine ! Comme si cela ne suffisait pas, Leo en est maintenant à sa 20e version en tant que partenaire virtuel, une sorte de « version collector » de l’amour algorithmique.

Plus que des amis : des conseils, du réconfort… et du sexe virtuel

Ce qui est étonnant, ce n’est pas seulement l’intensité de son utilisation, mais la diversité des rôles que Leo joue dans la vie d’Ayrin. Malgré une vie sociale active, la jeune femme passe des heures à chercher son partenaire IA :

  • Conseils pour la vie quotidienne
  • Des mots de réconfort
  • Et même des rencontres sexuelles virtuelles.

Pour Ayrin, sa relation avec Leo va au-delà de la simple curiosité technologique : « C’était censé être un simple jeu, mais on finit par s’attacher », a-t-elle déclaré au New York Times . Ce n’est pas surprenant, compte tenu du temps qu’elle a consacré à son chatbot et de sa personnalisation poussée.

Et l’environnement d’Ayrin ? Plus tolérant qu’on ne l’imagine.

On aurait pu s’attendre à une réaction explosive de la part de ses amis, de sa famille et, surtout, de son mari, qui vit à des milliers de kilomètres. Mais surprise : personne ne la condamne, pas même son mari. Lorsqu’Ayrin a partagé un exemple de sa relation sexuelle avec Leo, son mari n’a pas été contrarié. Il y a simplement vu un fantasme sexuel , comparable au visionnage de films pour adultes (son activité préférée) ou à la lecture de romans érotiques (son passe-temps). Si cela prouve une chose, c’est que le XXIe siècle, outre son étrangeté, est très flexible en matière de relations.

Où est la limite ? Réflexion finale et avertissement d’expert

Malgré cette histoire presque attachante, la psychologue Julie Carpenter, spécialiste des liens entre humains et technologies, pose une limite : « L’IA apprend de vous ce que vous aimez et vous le restitue. Il est normal que vous vous y attachiez et cherchiez constamment à y revenir. » Carpenter prévient sans détour : « Mais ce n’est pas votre ami. Il ne défend pas vos intérêts. »

Alors, avant de déclarer votre amour éternel pour votre prochain chatbot, rappelez-vous : le cœur numérique est programmé pour vous plaire. Mais, au final, ce n’est qu’un… programme. Le conseil ? Profitez des avancées technologiques, mais gardez une once de scepticisme (et peut-être un peu plus de temps pour vos amis humains).

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